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Le transporteur, un film pas vraiment transportant !
Lorsqu’il s’agit de films d’action, les nouveaux venus devront avoir bien des qualités quand on songe aux chefs-d’œuvre du genre qui sont déjà passé à la postérité. Que ce soit le dynamisme de Guy Ritchie dans Snatch, ou encore David Fincher avec son Fight Club, ou même Reservoir Dog de Quentin Tarantino, …. Beaucoup de belles choses ont été faites, et de qualité. Des scénarios et des réalisations qui auront laissé une marque certaine dans la tête des cinéphile.
Avec Le transporteur de Corey Yuen et , mettant en vedette Jason Statham, Shu Qi et Matt Schulze, on se pose la question suivante : Ce film passera-t-il à l’histoire. Je crains que NON.
Et pourtant, il y avait là un sujet plus qu’intéressant. Et des images à exploiter. Voitures, beaux gosses, femme et kidnapping…. Le héros de cette histoire Franck devrait à lui seul s’imposer comme figure du film. Car son personnage à la fois bourré de principes et pourtant pourri et criminel à sa façon avait tout pour plaire. C’est un transporteur international ! Le transporteur transporte des colis. Rien de moins. Son travail est de transporter des choses, des personnes, toutes sortes de trucs pour le compte de gens pas toujours très catholiques. En un sens, il se lave les mains des activités criminelles de ses clients mais profite indirectement de l’argent du crime.
Je crois que le film aurait gagné à exploité ce paradoxe ; entre celui qui se soumet à des Lois, celle de ne pas ouvrir les colis, de ne pas poser de question, de se mêler de ses affaire et son rapport à l’autorité, au sens moral et éthique. Parce qu’en définitive, le personnage se soumet aux lois humaines de la générosité et de l’entraide en enfreignant ses propres lois individuelles : il sauvera une femme, un colis destiné à la mort.
Malgré quelques cascades, pirouettes et autres effets pyrotechniques, Le transporteur n’est pas film transportant visuellement. Et pour ce qui est de l’examen de conscience et le versant philosophique du film, faudra attendre le train suivant.
Mais cette fois-ci, Franck a ouvert le sac posé dans son coffre et a découvert une jeune femme se nommant Lai. Face à ce cas de conscience et à une sombre affaire de trafic humain, il ne va plus pouvoir fermer les yeux et décide d'aider ce "colis" un peu spécial. Peut-être qu’avec le Transporteur 2.
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