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François Duvalier, surnommé ''Papa Doc'', fut président d'Haïti d'octobre 1957 à avril 1971.
Né à Port-au Prince de parents martiniquais, François Duvalier poursuit des études de médecine, officiant dans les campagnes où il s'attire la sympathie des Haïtiens vivant dans les coins les plus reculés du pays en s'investissant dans la lutte contre le typhus et les maladies liées à la pauvreté.
Ce faisant, le Dr Duvalier obtient le poste de directeur de la santé en 1946 puis, s'immisçant de plus en plus dans la politique, il occupe, dès 1949, la fonction de ministre de la santé et du Travail.
De son union avec Simone Ovide (en 1939), naissent trois filles et un garçon, Jean-Claude.
En refusant de cautionner le gouvernement de Paul-Eugène Magloire en place à l'époque et en se lançant dans l'opposition, François Duvalier est contraint à l'exil jusqu'en 1956, année de l'amnistie.
C'est alors qu'il, consolide son influence politique jusqu'à se faire élire, en 1957, Président de la République.
Soutenu par une puissante armée, il va résister à de nombreuses tentatives de renversement, et apparaîtra, aux yeux de ses partisans, comme un leader politique redoutable et compétent.
Certains des fidèles de ''Papa Doc'' forment une police parallèle de choc, la Milice volontaire pour la Sécurité nationale, plus connue sous le nom des tristement célèbre ''Tontons Macoutes''.
Duvalier s'inspire, en fait, des sinistres chemises noires de l'Italie fasciste.
Les ''Tontons'' ne recevant aucun subside du gouvernement vivent de l'extorsion et du crime organisé.
En 1961, ''Papa Doc'' modifie la constitution et organise des élections où il est le seul candidat. En 1964, il s'autoproclame Président à vie.
Dès 1966, Duvalier prend le contrôle des institutions religieuses, persécute les opposants politiques, les intellectuels et les métis, exalte la négritude et renforce ainsi son hégémonie.
Le dictateur, fidèle au culte vaudou, en fait une religion nationale, prônant le culte de la personnalité et faisant de lui-même un homme-dieu!
Parallèlement à cela, on lui attribue d'importantes malversations financières alors que règne la misère et la pauvreté dans son pays.
François Duvalier meurt en 1971. Son fils, Jean-Claude, que l'on a baptisé ''Bébé Doc'', prend sa succession, mais ne parvient pas, en 15 années à la tête du pouvoir, à redresser la situation en Haïti.
Au désastreux déclin économique du pays s'ajoute le problème de la famine.
Des émeutes éclatent en 1984 et ''Baby Doc'' est acculé à la fuite vers la France.
En 1986, la tombe de François Duvalier est violée, le corps déterré et battu rituellement par une population en furie. . .
Heureusement, tous les états pauvres ne sont pas gouvernés par des dictateurs. Nous prendrons en exemple le Liberia ou une politicienne admirable, Ellen Johnson nous donne, contrairement à ''Papa Doc'', une formidable leçon d'humanité.
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