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«Golden Gloves», un court film de Gilles Groulx (1961)
Un cas de cinéma direct.
La boxe est un sport qui a toujours bien paru à l’écran. La caméra aime la danse des boxeurs, son dynamiste. L’espace du ring est limité, mais la possibilité de plans est infinie. Gilles Groulx a voulu faire de son film-documentaire une toile impressionniste et touchante de cet univers.
C’est l’histoire de ces hommes partis de la misère, à la recherche d’une gloire qui se gagne par les poings. Le direct permet aussi une intrusion dans l’intimité et le quotidien de l’objet filmé. Car il ne s’agit pas ici de personnages.
À travers l’amour du sport, Groulx trace l’intériorité de tout un groupe et peint les attitudes, les sourires, les gestes et les automatismes. La caméra piège. Elle est mobile, à l’épaule. Elle est surtout dynamique. L’énergie du sport transcende le médium. Groulx laisse la parole aux gens, les boxeurs et leur entourage.
Puisque le cinéaste s’exprime surtout au montage, le cinéma direct suppose une morale, une éthique particulière. Le cinéma directe sera plus souvent qu’autrement un cinéma social. boxing gloves
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