Autrefois, on associait volontiers ensemble le sabre et le goupillon pour désigner le pouvoir de l'église et de l'armée dirigé contre le peuple. Or, s'il est bien un homme qu'on ne peut guère soupçonner d'avoir jamais nourri de sympathies particulières pour l'obscurantisme religieux ou la tyrannie sanguinaire, bien au contraire, c'est Victor Hugo. Et pourtant, cela ne l'a pas empêché de peindre avec le génie qu'on lui connaît le portrait d'un Juste sous les traits de Monseigneur Myriel, l'évêque auquel Jean Valjean vole deux chandeliers en argent au tout début du roman ''Les Misérables''.
Aujourd'hui, que ce soit sur un plan figuré ou en réalité, on ne sait plus guère ce que c'est qu'un goupillon, ni le pouvoir qu'il a pu avoir dans le passé. Tout juste existe-t-il peut-être quelques enfants pour s'imaginer que ce doit être sans doute une sorte de sabre laser, comme dans Star Wars, en moins perfectionné cependant.
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