Samedi, le 30 septembre 2006, le viaduc de la Concorde situé à Laval, s'écroule. Des pavées de béton complets cèdent. La catastrophe est survenue vers midi trente. Le plus inconcevable; un inspecteur de Transport Québec examinait la structure une heure auparavant, sans trouver d'anomalie. C'est un automobiliste passant qui l'en avertit. Comment se fait-il qu'un citoyen n'ayant aucune connaissance de ces constructions, s'aperçoive d'un futur danger, quand des spécialistes n'y remarquent rien? Une jeune mère a instantanément reculé son véhicule, quelques secondes avant que toutes ces tuiles de béton s'effondrent. Parmi ceux qui se trouvaient sur le pont, on compte six blessés qui se remettront de nombreuses blessures.
Malheureusement, pour les personnes qui se trouvaient en-dessous du viaduc, leur chemin se termina. Ensevelis sous ces gros blocs de béton, cinq victimes ont trouvé la mort. Les longues heures d'efforts des machinistes ont été vaines. Le plus exaspérant, ce n'est pas la première fois que les lavallois vivent une telle tragédie. En 2003, le viaduc du Souvenir a fait de même. Tuant une douzaine de personnes et en blessant autant. Ce dernier événement, a amené tous les ministres de la voirie à se convoquer au sujet de la qualité de ces structures de béton. Plus de la moitié de nos viaducs sont de piteux états. Un pont, encore à Laval, le viaduc de Blois a été fermé quelques heures après la malheureuse histoire du mois de septembre. En fin de semaine, le 7 octobre 2006, ils ont procédé à son démantèlement. Faut croire que ces drames les forcent à veiller sur notre sécurité.
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